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La lettre recommandée

 La Lettre Recommandée

Janvier 2009 - N°1
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  La lettre juridique, économique et sociale de l’Union des Maires du Val d ’Oise

EDITO

   Madame le maire, Monsieur le maire,

Le jeudi 7 novembre dernier, s’est tenu à la salle du Foyer rural d’Ennery, le premier conseil d’administration de la nouvelle mandature. Il augure sans aucun doute du volontarisme de ses dirigeants, toutes tendances confondues, à œuvrer au soutien de tous les maires dans l’accomplissement de leur mandat.
Ce fut l’occasion pour le président de faire un point sur les dossiers en cours notamment la réforme de la DSU (pour les non initiés la Dotation Sociale Urbaine), le désengagement de la CAF, la prolifération des inesthétiques « TAGS ». Fut également rappelé la solidarité et le soutien de l’Union des Maires du Val d’Oise suite à l’agression d’un de ses maires dans l’exercice des ses fonctions.
Concernant le problème de la DSU, dont le montant pour 2008 est de 55 344 806 euros pour 31 communes éligibles, dans notre département, le gouvernement a souhaité en revoir les critères d’éligibilité. La mobilisation des maires, notamment des grandes villes de notre département a permis de revoir les critères d’attribution tels qu’ils avaient été annoncés par le Ministre de l’intérieur. Après avoir été reçu une nouvelle fois le 23 octobre les responsables des associations d’élus, toutes tendances confondues, ont été entendus.

Globalement ils ont obtenu le maintien, pour l’année 2009, des critères actuels d’éligibilité à la dotation de solidarité urbaine : aucune commune ne sera donc exclue du dispositif. De même, il a été décidé l’affectation prioritaire de l’augmentation de l’enveloppe de la DSU aux communes les plus en difficultés. Enfin l’ouverture, dès maintenant et jusqu’à Pâques 2009, d’une concertation entre l’Etat et les collectivités locales sur les critères de la DSU et de la péréquation, dans l’objectif d’une réforme du dispositif pour 2010 a été acté.
Le Conseil d’Administration a par ailleurs, souhaité mettre à plat le dossier du désengagement de la CAF dans ses financements en direction des communes et a décidé de solliciter une rencontre avec le Directeur de la CAF du Val d’Oise.

Un point a également été fait sur la rencontre, par le président et le secrétaire général, d’un conseiller technique du ministre de la culture, face aux difficultés d’application de la législation sur l’architecture et le patrimoine. La législation sur certains points pourrait être assouplie dans les prochains mois, notamment dans les ZPPAUP avec un avis simple et non plus conforme. De même avec le Grenelle de l’environnement, des avancées devraient se faire quant à l’utilisation de certains matériaux modernes (photovoltaïque). Il semble aussi que le directeur régional de l’action culturelle (DRAC) ait une action plus marquée de coordination des services départementaux d’architecture et de protection du patrimoine relevant de son ressort.
Enfin, un point sur la prolifération des TAGS a été abordé. Les maires à l’unanimité ont souhaité rappeler la nécessité de lutter contre ce fléau inesthétique qui touche l’ensemble des communes et dont l’incrimination pénale reste trop souvent au niveau contraventionnel.
Vous le voyez, l’Union des maires œuvre encore et encore au service des maires, qu’ils soient élus de petites moyennes ou grandes communes. C’est tout l’intérêt de la mutualisation et du soutien de son action.                         
                             Philippe TISSIER          

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DOSSIER - DOSSIER - DOSSIER - DOSSIER

Le Schéma Directeur d’Ile de France


Le SDRIF, adopté le 26 septembre dernier, définit pour les 25 prochaines années, l’avenir de la région Ile-de-France en matière d’aménagement de l’espace et en terme d’évolution sociales, économiques et environnementales. Pour cela, le Schéma oriente les projets : habitats, transports, développement économique, préservation de l’environnement, implantation des grandes infrastructures et des équipements d’importance régionale.  

Définition
Le SRDIF est un document d’aménagement du territoire et d’urbanisme qui définit une vision globale, à 25 ans, de l’Ile-de-France et de ses territoires. Il s’agit d’afficher des ambitions et des objectifs à faire prendre en compte au niveau local.
Le SDRIF est à la fois un document d’aménagement du territoire, il tient lieu de Schéma régional d’aménagement et de développement du territoire (SRADT).
C’est aussi un document d’urbanisme prescriptif, c’est-à-dire que les documents d’urbanisme locaux (POS, PLU, SCOT) doivent être compatibles avec ses dispositions.

Origine

Depuis l’après-guerre, l’aménagement de la région parisienne a fait l’objet d’une volonté de planification. Il s’agissait de mettre fin à l’extension chaotique des banlieues, et de mettre en cohérence les différents éléments du cadre de vie.
Le premier Plan d’Aménagement et d’Organisation Générale (PADOG), en 1960, prévoit de développer les villes situées à la périphérie de l’agglomération parisienne.
Le Schéma Directeur d’aménagement et d’urbanisme de la région Paris (SDAURP) de 1965, lance de grands projets d’aménagement tel que le Réseau Express Régional (RER).
En 1976, le Schéma Directeur d’aménagement et d’urbanisme de la région Ile-de-France (SDAURIF), révise à la baisse les objectifs de 1965, en raison de la crise économique.
Le SDRIF, apparu en 1994, prend en compte la protection des espaces verts, la mise en place de nouveaux transports en commun.
Pour répondre aux nouvelles exigences socio-économiques, le Schéma doit être régulièrement révisé. Il est apparu en 2004, que le SDRIF de 1994, produit par l’Etat en concertation avec le conseil régional d’Ile-de-France, ne répondait plus aux besoins des Franciliens. Il fallait réviser le Schéma directeur pour combattre les inégalités sociales et territoriales, développer la région Ile-de-France, préparer la crise énergétique et le changement climatique.

Bilan du SDRIF de 1994
Le SDRIF de 1994 n’a pas répondu à tous les besoins des Franciliens en matière de logements ou d’emplois. Les modifications du cadre juridique et institutionnel de l’aménagement du territoire ont motivé la révision du Schéma.
Parmi les lacunes du SDRIF 1994, on a constaté que la moyenne de constructions de logements par an n’a été que de 43 000 logements, contre 53 000 préconisés. L’urbanisation des villages n’a pas été maîtrisée, les espaces verts ont diminué, les inégalités sociales et territoriales se sont renforcées, le rééquilibrage à l’Est a été insuffisant.
Les objectifs du SDRIF n’ayant pas été atteint, le Conseil régional a estimé qu’il était temps d’amorcer une révision susceptible de répondre aux besoins des citoyens.

Contexte juridique
Le projet de SDRIF actuel est issu d’un renouvellement du contexte juridique.
La loi du 4 février 1995 d’orientation pour l’aménagement et le développement du territoire a donné compétence à la Région pour réviser le SDRIF, en association avec l’Etat.
La loi du 25 juin 1999 d’orientation pour l’aménagement et le développement durable du territoire a complété la loi de 1995, en ajoutant comme objectif au SDRIF, le développement durable.
La loi du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et renouvellement urbain a renouvelé le code de l’urbanisme et l’élaboration des documents locaux d’urbanisme, en développant la cohérence entre les différents documents
La loi du 13 août 2004 relative aux liberté et responsabilités locales soumet le SDRIF à enquête publique. L’ordonnance du 3 juin 2004 prévoit que le SDRIF comporte une évaluation environnementale.

Contenu juridique

Le contenu du SDRIF est défini par l’article L 141-1 du Code de l’urbanisme. Le Schéma « détermine notamment la destination générale des différentes parties du territoire, les moyens de protection et de mise en valeur de l’environnement, la localisation des grandes infrastructures de transports et des grands équipements, la localisation préférentielle des extensions urbaines, ainsi que des activités industrielles, artisanales, agricoles, forestières et touristiques ».
Le SDRIF est toutefois soumis à certains principes, il doit « respecter les principes d’équilibre entre renouvellement urbain, ouverture à l’urbanisation des espaces nécessaires pour répondre aux besoins en matière de logements et d’activités, de valorisation des espaces naturels, de mixité fonctionnelle et sociale, de préservation de l’environnement, de lutte contre les nuisances et les pollutions ». Le SDRIF est, d’autre part, soumis aux servitudes d’utilité publique affectant les sols, et aux dispositions relatives aux projets d’intérêt général relavant de l’Etat.
Il encadre les documents d’urbanisme locaux (POS, PLU, SCOT), il s’impose aux Plans de Déplacements Urbains d’Ile-de-France (PDUIF), publié en 2000.
Toutefois, il s’agit d’un rapport de compatibilité, plus que de conformité. Il s’agit, pour les documents inférieurs, de ne pas entrer en contradiction avec les prescriptions du SDRIF quant à l’orientation des sols.
La portée juridique de ce document n’est donnée qu’après approbation par l’Etat, par un décret en Conseil d’Etat.

Les étapes de la révision actuelle

Le 25 juin 2004, le Conseil Régional a adopté une délibération pour l’ouverture de la mise en révision du SDRIF.
Un décret du 31 août 2005 a ouvert la procédure de révision du SDRIF.
Le 23 juin 2006 a été adoptée par le Conseil régional « la Vision régionale pour l’Ile-de-France : les orientations de la région pour la révision du Schéma directeur ». Cette vision régionale constitue un premier document de référence pour l’évaluation du projet de SDRIF.

Trois défis doivent orienter le futur SDRIF:

- favoriser l’égalité sociale et territoriale,
- anticiper et répondre aux mutations ou crises majeures, liées notamment aux changements climatiques et au renchérissement des énergies fossiles,
- développer une Ile-de-France dynamique et maintenant son rayonnement mondial.
Le 15 février 2007 est adopté un projet de SDRIF par le Conseil régional, issu de la Vision régionale et des modifications proposées par les conseillers régionaux.
S’ouvre alors une nouvelle étape dans la révision du SDRIF, la phase de concertation avec les partenaires institutionnels de la région. Les partenaires doivent donner un avis sur le projet arrêté par le conseil régional le 15 février. Les Conseils généraux, le Conseil économique et social régional et les Chambres consulaires sont saisis par le Président du conseil régional. Leur avis devant être remis avant le 23 juillet 2007. Le ministre de l’écologie et du développement durable a lui aussi été saisi, rendant son avis le 6 juillet.
Les départements du Val d’Oise, des Yvelines et des Hauts-de-Seine, se sont prononcés contre le projet régional de SDRIF. L’Etat, a exprimé un avis défavorable sur le projet, estimant qu’il n’était pas suffisamment ambitieux en matière d’emploi et de développement économique.
Du 15 octobre au 8 décembre 2007, s’est déroulée l’enquête publique, permettant aux Franciliens de s’exprimer sur le projet de SDRIF. Le président de la commission d’enquête publique a remis officiellement au Président du Conseil régional, le rapport d’enquête publique, le 11 juin 2008. La commission a donné, dans ce rapport, un avis favorable au projet de Schéma.
Le projet de SDRIF ajusté au regard des recommandations de la commission d’enquête a été soumis au vote du Conseil régional le 26 septembre 2008. Il fut adopté par 148 voix pour, et 58 voix contre.

Les grands projets du nouveau SDRIF

* Développement économique :
- création de 700 000 emplois d’ici à 2030 (28 000 emplois par an)
- modernisation des quartiers d’affaires de La Défense et de Paris-Val de Seine
- développement de trois pôles tertiaires: Paris-Nord-Est-Saint-Denis, Paris-Sud-Est Conférence, Est Parisien
- développement autour des trois plates-formes aéroportuaires (Roissy, Orly, Le Bourget) et de pôles de compétitivité de recherche et d’innovation
Transports en commun :
- création de l’Arc Express, réseau de banlieue à banlieue
- prolongement de la ligne E du RER pour désengorger la ligne A
- dédoublement de la ligne 13 du métro
- prolongement de neuf lignes de métro
- amélioration du service des RER B, C, D
- achèvement de trois rocades: tramways T1 et T2, tangentielles nord, sud et ouest
- réalisation du Charles-de-Gaulle Express avec un arrêt à la Plaine-Saint-Denis
* Route :
- bouclage de la Francilienne
Logement :
- construction de 60 000 logements par an en priorité dans les endroits desservis par les transports en commun (gares, villes nouvelles, coeurs d’agglomération)
Espaces naturels :
- création de corridors pour garantir la continuité entre les espaces protégés
- création de deux parcs naturels régionaux du Bocage gâtinais et de Brie et des Deux Morin, en Seine-et-Marne

SDRIF et secrétariat d’Etat chargé du développement de la Région-Capitale

La dernière étape pour l’adoption définitive du SDRIF sera l’approbation par l’Etat du projet régional. Le SDRIF devrait être transmis dans les prochaines semaines au Conseil d’Etat. Toutefois, le doute plane sur l’approbation par l’Etat du projet régional, des réserves sur le projet ayant été émises par le gouvernement tout au long de la procédure. La nomination de Christian Blanc, secrétaire d’Etat chargé du développement de la Région Capitale, a semé le doute sur la coordination des projets régionaux et gouvernementaux de développement de l’Ile-de-France.

Conseil régional d’Ile-de-France
33, rue Barbet de Jouy - 75007 PARIS
Tél. : 01.53.85.53.85

http://www.iledefrance.fr/lactualite/conseil-regional/conseil-regional/le-projet-de-sdrif-en-ligne/   


Dossier :

- Le Schéma Directeur d’Ile-de-France
Législation...
Aménagement du terrtoire
Police municipale
Droit civil
Les élections prud’homales

 
Aménagement du territoire

Réforme des collectivités locales

Un décret du 22 octobre 2008 crée un comité chargé de réfléchir à la réforme des collectivités locales. Il est chargé d’étudier les mesures propres à permettre une meilleure allocation de leurs moyens financiers et de formuler toute autre recommandation utile. Il dispose d’un pouvoir d’audition et doit remettre un rapport avant le 1er mars 2009. Monsieur Edouard Balladur a été nommé président de ce comité.

Décret n° 2008-1078 du 22 octobre 2008 portant création du comité pour la réforme des collectivités locales., JO du 24 octobre 2008.


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Police Municipale

Taser et policier municipaux.

Un décret du 22 septembre 2008 réforme le décret du 24 mars 2000 relatif à l’armement des agents de police municipale.

Il est ajouté une nouvelle catégorie d’arme dont peuvent être doté les policiers municipaux. Le taser, considéré comme une arme non létale équipant déjà 3 000 policiers et gendarmes, pourra être portée par les policiers municipaux selon certaines conditions.
L’article L 412-51 du code des communes prévoit que les policiers municipaux peuvent être autorisés à porter une arme. Les agents sont autorisés nominativement par le Préfet, sur demande motivée du maire, sous réserve de l’existence d’une convention de coordination entre le maire et le préfet (article L 2212-6 CGCT).    

L’armement des policiers municipaux est, en outre, subordonné à une formation préalable prévue par le décret n° 2007-1178 du 3 août 2007.
Les agents devront avoir validé une formation préalable attestée par le Centre national de la fonction publique territoriale. D’autre part, les agents doivent suivre périodi quement un entraînement au maniement de leur arme.

Le but est de mieux préparer les agents municipaux à l’utilisation de leur arme, à ses fonctions, aux cas où il convient de l’utiliser. Les frais de formation et d’équipement des policiers municipaux restent à la charge de la commune, soit environ 1 050 €.
Les préfets de département devront se pencher rapidement sur l’autorisation du port du taser dans ces communes.

Decret n° 2008-993 du 22 septembre 2008 relatif à l’armement des agents de police municipale, JO du 23 septembre 2008.

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Droit civil

Réforme de la prescription civile.

La prescription civile est la consolidation d’une situation juridique par l’écoulement d’un délai. Elle est acquisitive lorsque l’écoulement du délai a pour effet de faire acquérir un droit réel à celui qui l’exerce en fait. Elle est extinctive lorsqu’elle fait perdre un droit réel ou un droit personnel du fait de l’inaction prolongée du titulaire du droit.

La réforme de la prescription civile engendrée par la loi du 17 juin 2008, tente de simplifier les différents délais. Ainsi, le délai de droit commun de prescription des actions personnelles ou mobilière est fixé à cinq ans au lieu de 30 ou 10 ans auparavant. Il est toujours de 30 ans pour les actions réelles immobilières, c’est-à-dire les actions qui portent sur un droit de propriété afférent à un bien immeuble.
Les actions personnelles concernent les rapports entre deux ou plusieurs personnes telle l’exécution d’un contrat, la responsabilité civile, elles sont quasi exclusivement de nature mobilière. Par opposition, les actions réelles concernent la propriété d’une chose.
Avec la réforme, toute action personnelle, sauf exception, se prescrit désormais par 5 ans à compter « du jour où le titulaire d’un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l’exercer ».
La principale exception concerne les actions en responsabilité nées d’un évènement ayant entraîné un dommage corporel pour la victime qui dispose d’un délai de 10 ans pour agir contre l’auteur du dommage. Ce délai court à compter de la date de consolidation du dommage initial ou aggravé. Il s’agit de ne pas pénaliser les victimes d’un dommage par un délai de prescription trop court.
Cette loi apporte une modification du régime de la prescription. Avant celle-ci, les délais de prescription étaient considérés comme d’ordre public, c’est-à-dire que ces règles s’imposaient pour des raisons de moralité ou de sécurité impératives dans les rapports sociaux. Les parties ne pouvaient déroger à ces dispositions d’ordre public. Dorénavant, à condition de ne pas prévoir une prescription inférieure à 1 an ou supérieure à 10 ans, les parties à un contrat pourront aménager librement les règles relatives à l’exécution de celui-ci. Cet aménagement contractuel n’est cependant pas possible dans un contrat conclu entre professionnels et consommateurs.
Par ailleurs, le législateur a exclu toute possibilité d’aménager par contrat le délai de prescription dans les domaines marqués par un fort ordre public de protection. Cela concerne notamment les actions en paiement des salaires, des pensions alimentaires, des loyers, des charges locatives, des intérêts des sommes prêtées.
Loi n° 2008-561 du 17 juin 2008 portant réforme de la prescription en matière civile, JO du 18 juin 2008.

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Elections prud’homales

Indemnisation des communes pour l’établissement des listes électorales.
Un arrêté prévoit que les frais de fonctionnement des commissions de propagande pour les élections prud’homales sont remboursés sur la base d’un crédit forfaitaire global délégué aux préfets. Son montant est calculé à raison de 0,30 euro par électeur jusqu’à 6 listes de candidats par section d’un conseil de prud’hommes. Au-delà, le montant sera majoré, par liste supplémentaire, de 0,04 euro par électeur.
Les indemnités pour travaux supplémentaires attribuées dans le cadre de la préparation des élections prud’homales aux agents des préfectures et d’administration centrale ne peuvent excéder 915 euros.
Une indemnité fixée à 0,21 euro par centaine d’électeurs inscrits arrondie à la centaine supérieure est attribuée au secrétaire de chaque commission de propagande. Le cumul de cette indemnité avec une autre rémunération pour travaux supplémentaires effectués à l’occasion de la même élection n’est autorisé que dans la limite du plafond ci-dessus.
L’indemnisation des communes pour l’établissement des listes électorales (art. 1er du décret du 26 mai 1987), est fixée à 0,20 euro par électeur inscrit, à l’exception de la ville de Paris (0,30 euro par électeur inscrit).
Pour les frais d’assemblées électorales, l’indemnisation des communes s’effectue à partir des taux forfaitaires suivants:
- 0,10 euro par électeur inscrit;
- 44 euros par bureau de vote.
Une indemnité est attribuée aux présidents, membres et délégués des commissions de contrôle des votes sur les bases suivantes :
 - président : 63,60 euros;
- membres : 50,60 euros;
- délégués : 39,00 euros.
Arrêté du 10 septembre 2008 relatif à certains frais concernant les élections prud’homales, JO du 17 septembre 2008.
 
Les modalités de réception des votes par correspondance pour les élections prud’homales du 3 décembre 2008.
 
Un décret du 10 septembre 2008 a modifié deux articles de la partie réglementaire du Code du travail (article D. 1441-118 et D.1441-119) relatifs aux élections prud’homales qui se tiendront le 3 décembre prochain.
Il prévoit notamment que les plis arrivant le jour du scrutin sont directement remis par les services postaux à la mairie de la commune dans laquelle est installé le bureau de vote, les services de la mairie devant les transmettre immédiatement au président du bureau de vote qui leur en donne décharge (auparavant, les plis arrivant le jour du scrutin étaient directement remis par les services postaux au président du bureau de vote contre décharge).
Le président du bureau de vote ne peut accepter aucun autre pli que les plis officiels portant la mention «Vote par correspondance» remis par les services de la mairie.
 Le décret du 30 octobre 2007 permet à tous les électeurs, sans restriction, de voter par correspondance. La date limite de réception des votes par correspondance est fixée au 3 décembre, jour du scrutin. Le matériel de vote par correspondance sera envoyé à tous les électeurs mi-novembre.
Par ailleurs, les listes électorales seront consultables dans les mairies et sur internet à partir du 19 septembre.
 
Décret n° 2008-913 du 10 sept. 2008 relatif aux modalités de réception des votes par correspondance pour les élections prud’homales, JO du 12 septembre 2008.

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INSEE : les résultats du recensement seront authentifiés fin 2008 par un décret.

Un nouveau décret d’authentification des résultats du recensement sera publié en décembre 2008. À partir de la fin 2008, les populations légales de toutes les collectivités territoriales et de toutes les circonscriptions administratives seront établies annuellement. La population doit être relative à la même année pour toutes les communes afin de préserver l’égalité de traitement entre elles.
Fin 2008, les populations légales de chaque commune, qui prennent effet au 1er janvier 2009, sont calculées par référence à l’année du milieu du cycle 2004-2008, c’est-à-dire l’année 2006. Les chiffres de populations qui prendront effet au 1er janvier 2010 feront référence à l’année du milieu du cycle 2005-2009, soit à l’année 2007. Et ainsi de suite, en décalant d’un an chaque année.
Les textes qui font référence à la notion de population sont, si nécessaire, adaptés pour tenir compte de la publication chaque année des nouvelles populations. Cette adaptation est de la responsabilité des administrations en charge de ces textes.
Dans les communes de 10.000 habitants ou plus, où les enquêtes de recensement ont lieu tous les ans par sondage, le principe du calcul consiste à faire la somme des observations des cinq dernières années, puis à en déduire la commune tout entière en se référant au nombre de logements du milieu de la période, connu par le répertoire d’immeubles localisés (RIL).
Dans les communes de moins de 10.000 habitants, l’INSEE détermine les populations légales par extrapolation ou interpolation des résultats obtenus par l’enquête de recensement la plus récente. Ces calculs consistent, pour l’extrapolation, à prolonger des tendances observées en s’appuyant sur le nombre de logements fourni par la taxe d’habitation, et, pour l’interpolation, à établir les chiffres intermédiaires entre deux années dont on connaît les populations.

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Statut de l’élu

Les montants maximaux bruts mensuels des indemnités de fonction des élus locaux sont revalorisés en application des dispositions du décret du 2 octobre 2008 portant majoration à compter du 1er octobre 2008 de la rémunération des personnels civils et militaires de l’Etat, des personnels des collectivités territoriales et des établissements publics d’hospitalisation.
L’indice brut 1015 au 1er octobre 2008 est de : 3 752,48 €
 
Circulaire n° NOR INT B 08 00165 C du 9 octobre 2008 relative aux montants maximums bruts mensuels des indemnités de fonctions des titulaires de mandats locaux applicable à partir du 1er octobre 2008, Jo du 3 octobre 2008.

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Chiens dangeureux

Le permis provisoire de détention d’un chien dangereux.
L’article L 211-14 du code rural prévoit que la détention de chiens dangereux est subordonnée à la délivrance d’un permis de détention par le maire.
La délivrance de ce permis nécessite la production de certaines pièces mais aussi une évaluation comportementale du chien lorsqu’il a entre 8 et 12 mois.
Si le chien classé dangereux n’a pas atteint l’âge de cette évaluation, le maire délivre au propriétaire ou au détenteur du chien, un permis provisoire de détention.
Un décret du 4 septembre 2008 précise le contenu de ce permis provisoire. Le permis provisoire est délivré par un arrêté du maire de la commune où réside le propriétaire ou le détenteur de l’animal.
 
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